En avril 2017, lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron a eu ces mots :

«Une ‘Start-up Nation’ est une nation où chacun peut se dire qu’il pourra créer une start-up. Je veux que la France en soit une»

Il y a quelques jours lors de Vivatech, le nouveau Président s’exprimant alors en anglais revient sur cette notion de startup Nation :

«I want France to be a start-up nation. A nation that thinks and moves like a start-up.» (Je veux que la France soit une nation start-up. Une nation qui pense et agit comme une start-up.)

Pour savoir ce que signifie cette expression, qui n’est pas nouvelle, nous vous invitons à profiter des vacances pour lire ce livre paru en 2009 théorisant le miracle économique israëlien : http://startupnationbook.com/

Chez TANu, nous n’avons rien contre les start-ups bien entendu mais comme l’exprime si bien Mehdi Medjaou dans cet article sur Frenchweb, nous pensons que la France doit plutôt inventer, ou ré-inventer, son propre modèle entrepreneurial basé sur le long terme et la qualité de vie 🙂

Et, au delà des effets de communications présidentiels, il y a tout lieu d’être optimiste. Maintenant confirmé dans son rôle de secrétaire d’état en charge du numérique, Mounir Majouhbi va pouvoir poursuivre l’oeuvre entamée lors de son passage au Conseil Nationale du Numérique, qu’il a présidé : favoriser la transformation numérique des TPE et des PME qui constituent un vivier d’emplois et d’innovations inépuisable pour peu que l’on veuille bien les considérer comme des acteurs de progrès.

Il s’agit de créer une ePME (et eTPE) Nation. Un pays au sein duquel, un créateur d’entreprise, qu’il soit à Paris ou dans les vallées béarnaises, qu’il ait une ambition internationale ou ultra-locale, que son activité soit la vente de fruits et légumes ou la commercialisation d’un produit ultra innovant trouvera les moyens de se développer avec le numérique : des collaborateurs bien formés aux enjeux et aux métiers du numérique, des infrastructures à très haut débit et sécurisées, des prestataires ou partenaires (startups, agences, institutionnels…) capables de l’accompagner efficacement et des financeurs conscients des enjeux.

Car, nous ne cessons de le répéter, pour un patron, transformer sa PME en ePME relève des travaux d’Hercule, que nous avons détaillé dans notre Saga TPE/PME sur le blog TANu.

L’Épisode 6 arrivera début juillet, et posera la question suivante : quelle place pour le collaborateur dans cette transformation en ePME ? À venir…