Le GRETA Sud Aquitaine est depuis des années en pointe dans la formation aux métiers du numérique. La preuve en est avec le D.U. Multimédia qui compte sa 22ième promotion en 2017 !

Suite à un appel d’offre de la région Nouvelle Aquitaine, l’établissement de formation continue a développé des formations spécifiques dont les premières promotions débutent à l’heure actuelle. Pour la sélection des étudiants, les équipes du GRETA Sud Aquitaine se sont appuyées, entre autres critères, sur le TANu afin de s’assurer que les futurs étudiants comprenaient l’impact du numérique sur les secteurs d’activité concernés par les formations.

Patricia Hangar, conseillère en formation continue, nous explique en quoi consistent ces nouvelles formations dont elle est une des créatrices, avant de  nous expliquer dans une seconde partie à paraître Mercredi 22 Février, l’usage du TANu dans le cadre du recrutement à ces formations.

TANu : Pouvez-vous nous présenter le GRETA Sud Aquitaine ?

Le GRETA Sud-Aquitaine est constitué de plusieurs agences : le siège social qui se situe à Pau, l’agence de Bayonne, l’agence de Dax et l’agence de Mont de Marsan. Il fait partie du Réseau des GRETA d’Aquitaine, lui-même composé des GRETA Sud-Aquitaine,  Nord-Aquitaine et Est-Aquitaine.

Il y a aussi le GRETA Midi-Pyrénées et des GRETA dans toutes les autres régions de France.  Le fonctionnement est le même dans toutes les régions. Ce qui va différencier un GRETA d’un autre est l’activité de formation : certaines formations sont communes aux différents GRETA.  Et d’autres sont spécifiques à un territoire. Ainsi le numérique est une spécificité du GRETA Sud-Aquitaine.

TANu : Pouvez-vous nous en dire plus sur le pôle numérique que vous avez développé au sein du GRETA Sud-Aquitaine ?

En Sud-Aquitaine, nous avons développé un pôle numérique qui est constitué de 3 grandes familles : les métiers de développeurs informatiques, les métiers de réseaux et les métiers de communication et multimédia.

Tout d’abord,  les métiers de développeurs informatique qui valident des diplômes différents comme le BTS « Service Informatique aux Organisations (SIO) » avec deux options : développeurs et réseaux. Et à côté de cela, nous proposons des titres professionnels de Développeurs.  Dans ce pôle, nous avons donc une famille de formations de développeurs avec des titres professionnels et des BTS.

Nous avons fait la même chose avec une famille de métiers de réseaux : c’est tout ce qui va concerner le secteur des réseaux et des télécommunications avec des BTS et des titres professionnels également.

La 3ème famille de ce pôle numérique rassemble ce qui concerne la communication et le multimédia. Dans cette branche, nous proposons un diplôme qui fait ses preuves depuis une vingtaine d’années : un Diplôme Universitaire des Techniques Multimédias en convention avec une université, et qui valide des compétences très générales de la communication. Pas seulement des compétences liées au web, mais aussi sur les supports d’impression traditionnels : flyers, cartes de visite, affiches, papiers… C’est une formation très générale.

En complément, nous travaillons sur des formations beaucoup plus spécifiques : un titre professionnel de Web Designer dans lequel la communication passe essentiellement par le site web. Nous travaillons également sur une nouvelle formation de User-Interface Designer (travail sur l’ergonomie) et de Web Marketer.

TANu : En quoi la digitalisation, soit des métiers, soit des entreprises, a impacté les formations que vous dispensez au GRETA ou la façon dont vous les dispensez ?

Ces formations répondent à une demande des entreprises et de la région qui a lancé un appel d’offre à formations, et que nous avons remporté. Ces nouveaux métiers sont demandés par les entreprises et ces formations permettent d’amener vers l’emploi. Ils permettent par ailleurs de faire monter en compétence les personnes qui avaient déjà des acquis, mais insuffisants pour entrer dans le marché de l’emploi tel qu’il est aujourd’hui.

TANu : Comment avez-vous mobilisé les professionnels autour de ces nouvelles formations et comment les avez-vous impliqué dans le développement de ce pôle numérique ?

Le développement des nouvelles formations s’est fait de concert avec des professionnels que nous avons inclus dans nos équipes pédagogiques. Aujourd’hui, les trois-quarts des formateurs, notamment numériques, sont des professionnels qui interviennent déjà en entreprises ou qui ont leur propre entreprise. Cela apporte un autre regard et permet un enrichissement mutuel, une évolution de nos pratiques et de nos formations. Il n’y a donc pas de décalage avec la réalité sur le terrain.

Voila comment nous avons développé ce pôle numérique : les formations ont été pensées en lien avec le besoin des entreprises de leur territoire. Pour vous donner un exemple, l’agence de Bayonne travaille avec la technopole Izarbel, comme l’agence de Pau travaille avec la technopole Hélioparc et celle de Dax peut également travailler avec la technopole Pulséo. Nous nous appuyons sur des technopoles bien ancrées au niveau des territoires et sur les entreprises avec qui nous avons commencé à créer des partenariats : soit parce qu’elles prennent des stagiaires, soit parce qu’elles embauchent des alternants en contrat de professionnalisation, soit parce qu’elles font  tout simplement partie de nos équipes pédagogiques ou de nos jurys de professionnels.

En ce sens, nous avons créé un réseau de partenaires afin d’être à l’écoute des besoins des entreprises. Et pas simplement les entreprises d’informatiques. Mais au contraire, toute entreprise qui se trouve aujourd’hui dans une logique de numérisation, de digitalisation et qui a besoin de compétences nouvelles, de métiers nouveaux, pour évoluer dans ses pratiques, dans ses produits et ses services.  Mon travail est donc de rencontrer des entreprises quelles qu’elles soient pour comprendre de quelles compétences elles ont besoin de s’entourer. Et de traduire ces besoins en terme de formation diplômante, ou de montée en compétences pour leurs salariés ou leurs futures recrues. Tout cela nous permet de développer de nouvelles offres de formations au plus près des réalités du terrain.

À paraître mercredi 22 février, la suite de l’interview Patricia Hangar !  Nous verrons comment le GRETA Sud Aquitaine s’est appuyé sur le TANu durant son processus de sélection…