Personne ne dira la contraire, Internet a bouleversé notre façon de communiquer, de rechercher des informations, de nous divertir, …

Et parmi ces nouvelles habitudes, d’anciennes pratiques économiques ont été remises au goût du jour. Le troc, l’échange, la vente d’occasion, le don prennent désormais les noms d’économie collaborative et participative.

Comment définir ces anciens modèles tributaires des nouvelles technologies ? Nous avons décortiqué pour vous quelques rapports et quelques sites.

L’économie de pair à pair

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Le site gouvernementale  vie-publique.fr donne une définition de l’économie collaborative :

« (L’économie collaborative) repose sur le partage ou l’échange entre particuliers de biens (voiture, logement, parking, perceuse, etc.), de services (covoiturage, bricolage, etc.), ou de connaissances (cours d’informatique, communautés d’apprentissage, etc.), avec échange monétaire (vente, location, prestation de service) ou sans échange monétaire (dons, troc, volontariat), par l’intermédiaire d’une plateforme numérique de mise en relation. »

Des sites bien connus de l’économie participative comme leboncoin.fr, Airbnb, Blablacar, eBay, lestrocheures.fr, lecomptoirdutroc.fr, offrent leur plate-forme et leurs solutions aux utilisateurs à bas coûts ou même gratuitement.

La consommation collaborative 

Finalement, ce qui caractérise l’économie participative est un mode de consommation, qui, pour reprendre l’expression employée par l’usine-digitalvise à maximiser la valeur d’usage des biens. Portée à la fois par des valeurs de solidarité et écologiques, dans un contexte de précarité économique, la consommation collaborative prend ses marques. Qui sont les consommateurs collaboratifs ? C’est ce à quoi répond cet article du site de communication média et marketing Strategies.fr.

D’après le site ShaRevolution « En 2012  60% des Français ont acheté un produit d’occasion, 1 sur 3 a utilisé un site d’achat groupé, 14% ont acheté un produit à plusieurs et en partagent l’usage, tandis que le covoiturage explose. » Le Rapport final sur la consommation collaborative montre à quel point cette nouvelle façon de consommer est récurrente, et dans certains secteurs d’activité, à même d’impacter le monde de la production industrielle et des professionnels.

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Extrait du rapport Final sur la consommation collaborative

 

Ainsi donner une seconde vie à des objets, faire des trajets dans des véhicules pleins plutôt que vides, est le choix que font nombre d’entre nous pour des motifs économiques principalement, suivi par des motifs écologiques et de solidarité.

Et c’est en ces termes que commence le rapport Terrasse remis au gouvernement en février dernier ; rapport qui demande un encadrement à ces pratiques pour éviter toute concurrence déloyale.

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Extrait de la préface du rapport Terrasse sur l’économie collaborative

 

L’économie collaborative n’est pas l’ubérisation

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Mais attention aux amalgames, collaboratif ne rime pas toujours avec ubérisation !

L’ubérisation, comme nous l’avons traité dans cet article, est un cas particulier de l’économie participative.

Et s’il est facilement compréhensible que l’ubérisation puisse porter, à très court terme, préjudice à une population de professionnels, il n’en est pas de même pour de nombreux secteurs de l’économie collaborative.

D’où l’effroi de certain à l’annonce du Rapport Terrasse : taxer les acteurs de l’économie collaborative pour protéger des secteurs de notre économie, oui, si ça ne ressemblait pas également à un impôt sur la précarité et sur le bon sens.

 

L’économie participative, l’autre sujet

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L’économie participative repose principalement sur les principes d’équité, de solidarité et d’autogestion. Elle se retrouve dans les plates-formes de soutien de projets (crowdfunding) où l’initiateur du projet fait appel à des dons, en échange de « récompenses ».

Elle regroupe également les offre de micro-crédits, comme Babyloan.org pour citer un exemple bien connu. Mais la liste des offres de microcrédits est longue.

L’économie participative a pour but de rendre autonomes et entrepreneurs des porteurs de projets, soutenus par de futurs potentiels usagers ou acheteurs (crowdfunding) ou en se basant sur la solidarité (microcrédit).

Et jusqu’à présent, elle ne rentre pas en conflit direct avec des secteurs d’activités déjà bien installés. Si ce n’est les banques qui ne sont plus les seules sources de financement possibles…