Le patron qui a lu les 4 premiers épisodes de cette saga « Transformation numérique des TPE/PME, de quoi parle-t-on ? » est certainement déjà un peu au fond du trou. Si en plus, il a passé un TANu avec la catégorie complémentaire RGDP alors le risque est fort que nous l’ayons définitivement perdu.

Pourtant, les e-travaux d’Hercule ne s’arrêtent pas à sécuriser son entreprise, se lancer dans le e-business, dématérialiser et automatiser ses process, ou digitaliser sa relation client… ce serait beaucoup trop simple. Il reste au moins une réflexion à mener : celle sur la transformation de ses produits ou services à l’ère du numérique.

Être agile pour digitaliser son offre

Le numérique transforme les offres de service, et donc la manière donc le client consomme ses offres.

Pour illustrer un peu le sujet, prenons l’exemple d’Apple. En sortant l’Ipod en 2001, Apple a certes mangé le marché des lecteurs MP3 à l’époque. Mais là n’est pas l’essentiel… La firme a surtout révolutionné la manière de « consommer » la musique en adossant à son device, une plateforme de distribution de musique sur Internet : l’iTunes Store. Certain prédisaient qu’Apple deviendrait une société de musique, mais l’iPhone a changé la donne interne. Des entreprises comme Deezer ou encore Spotify ont depuis obligé Apple à changer encore une fois son modèle de distribution de la musique en lançant Apple Music… En 15 ans Apple a donc lancé un service d’achat de musiques en ligne, qu’elle en suite transformé en plateforme de streaming musical

 

C’est exactement ce dont doit être capable, aujourd’hui, de faire notre patron de TPE/PME : être suffisamment agile pour transformer son offre de service.

Je caricature bien entendu… Tout le monde ne peut pas être Apple, et même peu d’entreprises peuvent se le permettre.

Le numérique transforme les offres de service, et donc la manière donc le client consomme ses offres. On va se passer ici du terme d’ubérisation, employé à toutes les sauces… On va plutôt parler de Airbnbisation 🙂

Sans posséder le moindre hôtel, AirBnB vaudrait le double d’Accor, ce qui oblige ce dernier à réagir. Ce groupe hôtelier en a la puissance et les moyens. Ce qui ne veut pas dire qu’il s’en sortira, mais au moins il peut se battre.

Mais quid du libraire du quartier face à Amazon ? on peut toujours arguer du besoin de l’expertise du libraire, de sa passion des livres qu’il sait transmettre aux clients qui visitent sa boutique, de ses conseils avisés.. Mais malheureusement cela ne résiste pas longtemps au choix, à l’achat 24/7 avec la possibilité de lire son bouquin instantanément sur son Kindle… Cet article de 2011 illustre plutôt bien la problématique.

Être créatif pour se réinventer

Quasiment tous les professionnels devront à terme se réinventer en ajoutant un peu de digital dans leur offre.

 

Dur dur mais peut être pas irréversible, nous ne sommes pas des spécialistes des métiers du livre mais il est certain que le libraire va devoir réinventer un peu son métier, imaginer de nouveaux services au sein de sa boutique. Quelques postes à explorer : auto-édition et crowdfunding, plateforme d’échange locale, que sais-je encore ?

Quasiment tous les professionnels devront à terme se réinventer en ajoutant un peu de digital dans leur offre.

Le banquier, même contraint par des aspects réglementaires importants, ne peut plus faire signer des piles de papiers pour la moindre opération. Il ne peut faire l’économie d’une souscription en 2 minutes et 3 clics. Idem pour l’assureur, qui doit aussi inventer de nouvelles offres afectés aux risques liés aux numériques. Un commerçant devra proposer une cabine d’essayage virtuelle au sein de sa boutique. Et que dire des manufacturiers comme ce fabricant de béret à qui l’on demande de connecter ses bérets…

Même le maçon devra peut être un jour réinventer son offre : impression 3D, smart parpaing… on est à l’abri de rien 🙂

 

Une maison imprimée en 3D. Source : http://fr.ubergizmo.com/2017/03/06/maison-impression-3d-24-heures-11-000-dollars.html

 

Pour un patron de TPE ou de PME, ce sujet est absolument passionnant car il l’oblige à une vraie réflexion sur son entreprise, à faire de la R&D, à innover…Ce n’est pas à la portée de n’importe qui, et surtout de n’importe quelle bourse. Cela restera encore longtemps le maillon faible de la transformation digitale des entreprises.

Mais existe-t-il une source de motivation plus grande pour un dirigeant et ses collaborateurs que d’essayer de réinventer leur proposition de service ?

C’est un sujet collectif, qu’un patron ne pourra mener sans se faire accompagner, mais surtout sans ses équipes à condition qu’elles comprennent bien les enjeux et les opportunités.

Inutile de vous rappeler à quel point le TANu peut vous aider à mettre en adéquation les hommes, les objectifs et les outils.

Pas facile d’être un chef d’entreprise numérique par les temps qui courent.

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